La terre, la pierre et l’eau sont les trois pôles économiques de Bidache à travers les siècles. Au XVIIème et XVIIIème siècle, vient s’y greffer une activité annexe : la contrebande de tabac, favorisée par la situation géographique du village, entre plusieurs royaumes. Environs 400 quintaux par an sont stockés dans les entrepôts de Bidache, à 300 livres le quintal. Les 2777 habitants que Bidache comptait en 1848 (contre seulement 1400 de nos jours) témoignent de son ancienne prospérité.
Chemin de ronde
Moulin Roby



Pont Gramont

L'eau
Le port de la souveraineté de Bidache, comme ceux de Came et Guiche, a connu une grande activité. De nombreuses marchandises empruntaient la voie fluviale jusqu’à Bayonne, puis plus loin : bien entendu, les pierres de Bidache, mais également du bois de construction et de chauffage, des barriques de vin de jurançon, du sel de Salies de Béarn, des brebis de la Vallée d’Aspe, des jambons de Lahontan, des bonnets, clous et mitaines de La Bastide Clairence… On importait par le même moyen des barils de poisson salé (harengs, morue, sardines), des quintaux de poivre, de safran et d’huile, des ballots de drap d’Angleterre et de toile d’Hollande, de la mercerie…
Étant donné le mauvais état et le manque de sécurité des chemins, les hommes d’arme et les voyageurs empruntaient également cette voie.
Les bateaux de cette époque (le galion, la tilhole, la pinasse, la galupe) se caractérisaient par leur grande taille et leur faible tirant d’eau. Au XIXème siècle, ils étaient 2200 à naviguer sur la Bidouze, et en 1898, 93 035 tonnes de frêts étaient transportées.
La pierre
L’extraction de la pierre dans les carrières à ciel ouvert, au flanc des collines, fut l’activité la plus importante du duché. Le plus gros client, après le duché, est la ville de Bayonne qui a de gros besoins pour ses fortifications, ses ponts, son pavage et les digues de l’Adour.
La pierre de Bidache est un calcaire très dur, contrarié par des veines de silex, qui peut atteindre de 400 à 500 mètres de profondeur, et appelée « la tigne » par les carriers. En 1848, 500 hommes, 40 femmes et 80 enfants travaillent à l’extraction de la pierre, qui est ensuite exportée vers Bayonne, mais aussi Bordeaux, Saint-Domingue, la Guadeloupe…
