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L'Église Saint-Jacques le Majeur


Entrée principale

Chemin de Croix

Intérieur de l'Église

L’ancienne église collégiale était de petites dimensions : un clocher porche, une nef unique flanquée de collatéraux. Saint Vincent de Paul y reçut la tonsure et les ordres mineurs le 20 Décembre 1596.

Elle fut entièrement reconstruite aux environs de 1880. Parmi les trois projets présentés, celui qui est adopté consiste à exécuter les travaux en trois parties : le porche, la nef et le chœur. Cette reconstruction durera 13 ans : l’entrepreneur n’ayant pas respecté les accords l’obligeant à n’employer que des matériaux neufs, un procès est ouvert par le Conseil Municipal.

Devant le maître-autel, une dalle de marbre noir recouvre le caveau de la Maison de Gramont, ruiné et profané pendant la terreur, et rétabli en 1819 par le Duc Antoine VIII, qui fit réunir dans un même cercueil les ossements de ses ancêtres.

Vers 1930, le chemin de croix a été décoré de remarquables fresques par le peintre Béarnais René-Marie Castaing, grand prix de Rome. Enfin, une statue et un vitrail du XIXème dans le chœur font référence à St-Jacques.

Focus sur l'Église paroissiale, projet de l'architecte Charles besoin sous le second empire par Olivier Ribeton, Conservateur en chef honoraire du Musée Badque et de l'histoire de Bayonne

Siège d’une ancienne collégiale qui dépendait au XVIIIe siècle de l’évêchéd e Dax[1], l’actuelle église paroissiale Saint-Jacques de Bidache, rattachée au diocèse de Bayonne à la suite du Concordat de 1801, a été entièrement reconstruite de 1877 à 1891 selon un projet de l’architecte Émile Doyère daté de 1876, modifié en 1878. En 1890, l’architecte Bertrand remplaça Doyère et termina le chantier. La consécration de l’église par Mgr Jauffret eut lieu en 1891.[2] Mais le premier projet de reconstruction de l’église au XIXe siècle avait été dessiné par l’architecte diocésain Charles Besoin sous le Second Empire. Ce projet, bien avancé cependant, ne fut pas mené à son terme car la municipalité préféra consacrer toutes ses ressources à la construction d’une halle adjointe à une nouvelle maison commune, sur les plans et devis du même architecte Charles Besoin dont les travaux n’ont pas été publiés jusqu’à présent.[3]

La vieille église médiévale avait fait l’objet de travaux commandés en 1654 par le maréchal-duc Antoine III de Gramont. L’annonce des sommes consacrées « au travail, réparation et construction de l’église collégiale de Bidache que le dit seigneur constituant a fait commencer » ne permet pas de connaître le détail des « embellissements » prévus.[4]Sous la Révolution, l’intérieur de l’église fut transformée : la clôture du chœur en bois fut détruite pour permettre les assemblées de citoyens, les ornements en bronze doré, dont deux angelots tenant chacun un cœur, appartenant au cénotaphe de la Maison de Gramont, furent enlevés et envoyés à la fonte,tout comme un dais brodé d’or.[5]Sous la Restauration, en mai 1818, la municipalité de Bidache recensait les objets du culte spoliés et partis à la Monnaie en 1792. Il était envisagé de les remplacer, mais il était plus urgent de réparer le plafond et le toit de l’église et refondre une cloche. Un devis estimatif de 2 000 francs fut présenté par les architectes Daudignon et Quintat en août 1820. Il y était joint un plan de réfection de l’autel latéral Saint-Antoine.[6]Si nous en croyons l’archéologue Cénac-Moncaut, qui avait vu l’ancien sanctuaire avant 1860 : « L’église de Bidache se ressent du voisinage d’un château du XVIIe siècle, elle est complètement construite dans le style de cette époque ».[7]Paul Perret jugeait sévèrement l’ancien édifice : « Vieux monument sans caractère, un porche au-devant composé de quatre colonnes unies écrasé et d’assez mauvais goût, une abside par derrière, le tout un peu gothique,seulement un peu. A l’intérieur, rien de curieux, ce serait même moins que rien sans un tombeau de marbre blanc et noir sur lequel se lit à la place des anciennes inscriptions grattées, une inscription neuve : Au Maréchal /Antoine III : Duc de Gramont / né à Hagetmau en 1604 / décédé à Bayonne / le 12 juillet 1678 ».[8] Perret reprend un texte de Galart, l’ancien intendant du dernier duc d’AncienRégime, qui rappelle dans une notice manuscrite datée de 1810 :

L’église de Bidache était en même temps paroissiale et collégiale. La maison de Gramont […]avait fait construire le portail composé de quatre colonnes unies, écrasé et d’assez mauvais goût. Le sanctuaire était aussi son ouvrage. Son plus bel ornement était le tombeau de la famille en marbre blanc et blanc et noir,au-dessus étaient deux petits anges de bronze tenant un cœur entre leurs mains,et au-dessous une inscription sur un marbre blanc. Les figures étaient de la proportion d’enfants de quatre à six ans, fort bien dessinés de même que les ornements du même métal ; ce petit morceau ne laissait pas d’être précieux par son beau fini. Je ne sais pas ce qu’il est devenu, mais M. Perret[9],alors juge de paix à Bidache, pourrait peut-être le savoir. Le caveau fut ouvert, les cendres des morts insultées, et les cercueils de plomb, qui les recélaient, enlevés.[10]

En1859, la toiture et la voûte de l’église de Bidache restaient très délabrées. À l’époque, la seule représentation malhabile de l’édifice et de très petit format, encre de Léontine de Gramont, datée 1856 (Fig. 1), montre un édifice fort modeste avec une hauteur de toiture différente entre l’abside et la nef,plus un petit clocher. Il fallait remplacer 60 m de couvert, cinq chevrons et trois traverses. Le conseil municipal changea de politique et décida d’agrandir l’église et de construire un grand clocher avec sa flèche. En 1860, il vota 15 000 francs pour cela et demanda une subvention de 25 000 francs au budget de l’État. La commune fit appel à l’architecte diocésain Charles Besoin qui travaillait dans l’arrondissement de Bayonne.

Fig.1. Détail d’une encre de Léontine de Gramont en 1856. Coll. Maison de Gramont, Bidache.

Charles Besoin portait à l’état civil le prénom de Pierre. Il était né à Lunéville le 1er novembre1829. Il mourut à Bayonne le 18 octobre 1871 à l’âge de 41 ans. Il était domicilié au 12 rue d’Espagne lorsqu’il épousa le 18 juin 1862 Marie-Gabrielle Delisalde (1844-1892)[11] qui lui donna trois filles dont l’une, Marie-Théodorine, née en 1866, épousa en 1892 l’avoué bayonnais Jean-Baptiste Darrigrand.

Le croisement des plans et élévations de l’église de Bidache par l’architecte, conservés au Musée Basque et de l’histoire de Bayonne, et des délibérations du conseil municipal toujours gardés aujourd’hui par la mairie de Bidache, permet d’imaginer les étapes d’un premier projet de reconstruction qui au final n’aboutit pas, la commune préférant investir au même moment dans la création d’une halle neuve jointe à une maison commune qui devait abriter la nouvelle mairie en plus de nombreux services.

Fig.2. Façade occidentale de l’église de Bidache en 1860, projet au crayon sur papier de Charles Besoin. Musée Basque et de l’histoire de Bayonne, inv. 2019.0.2.26

Les délibérations municipales pendant quatre ans répètent en leitmotiv les mêmes intentions de reconstruction d’un édifice en quasi ruine et les mêmes soucis financiers, la commune et le conseil de fabrique ne pouvant dégager les budgets nécessaires et comptant, année après année, sur des subventions du ministère des cultes qui n’arriveront vraiment que quinze ans après les premières demandes.Malgré ces répétitions, il nous a semblé utile de retranscrire ci-après les délibérations principales à partir de 1859. Elles font ressortir la déférence, sinon l’obséquiosité des recours à la générosité de Napoléon III. Celui-ci était venu visiter Bidache et les ruines du château des Gramont le 16 septembre1856, accompagné de son épouse. L’impératrice Eugénie revint à Bidache le 10 septembre1857, mais seule cette fois.

Délibérations du conseil municipal :

Le10 juillet 1859 – Réparation de l’église

[…]Après avoir donné lecture de la lettre sus visée [du 20 juin dernier] de M. le sous-préfet sur le délabrement de la toiture et de la voûte de l’église, M. le maire expose qu’il a fait procéder minutieusement par un charpentier expert à la vérification et au sondage de la charpente composant la toiture de l’église et que de cet examen il résulte que cinq chevrons ont besoin d’être changés à neuf ainsi que trois traverses, et qu’il y a soixante mètres de couvert en assez mauvais état pour qu’un remaniement complet soit nécessaire indépendamment de quelques gouttières à boucher. Le plafond de la voute nécessite à son tour la réparation de diverses parties dont l’ensemble forme une surface de 20 mètres, et le tout, après ce travail préalable devra être blanchi à la chaux pour en rendre l’aspect moins disgracieux. La dépense totale de ce travail s’élèvera à la somme de 435 francs qui pourrait être prise sur les fonds libres. Mais comme les travaux de ce genre, disséminés sur divers points de l’édifice, trouveraient difficilement des entrepreneurs à forfait, M. le maire pense que la régie est le seul mode praticable et duquel on peut attendre un résultat satisfaisant.

Le conseil à l’unanimité, considérant comme très urgente les réparations à la toiture et à la voute de l’église dont le détail est contenu dans le devis dressé par le charpentier Vergère à la date du 5 de ce mois ;adoptant l’avis de M. le maire, décide que, pour exécuter ladite réparation, il sera prélevé sur les fonds libres de la commune à titre de crédit additionnel au budget de l’année courante une somme de 435 francs ;et attendu les difficultés inhérentes à ce genre de travail, les nombreux cas imprévus qui peuvent surgir, et d’ailleurs le peu d’importance de la somme à dépenser, le conseil prie en outre M. le préfet de vouloir bien autoriser M. le maire à faire faire ces réparations par voie de régie économique.

Fait et délibéré à Bidache le jour, mois et an que dessus. Les membres présents onts igné.

Larroquette, Lavignasse, Rocher-Lorière, Perret, Socour, Sallahart, Monchet, Bedora, Marimpouy, Picot président, Quinlat secrétaire.

Le 15 juillet 1859 – Église

Vu la délibération au conseil de fabrique de l’église de Bidache, en date du 15 avril dernier, émettant le vœu de l’agrandissement de l’église par la construction de deux bas-côtés et, s’il se peut, pour l’achèvement de l’édification du clocher ; considérant qu’on ne peut entreprendre la confection de travaux aussi importants sans être préalablement fixé sur le plan à suivre et sur le chiffre de la dépense ; que pour obtenir des renseignements précis il est indispensable de réclamer l’intervention d’un homme compétent ; autorise M. le maire à inviter Mr l’architecte diocésain de se rendre sur les lieux pour dresser les plan et devis des travaux projetés.

Église,réparations – Considérant que la somme de 435 f. votée pour la réparation de la voute et de la toiture de l’église a été insuffisante par suite de l’extension forcée qu’on a dû donner à ces travaux, par suite du changement de plusieurs pièces de charpente et de l’acquisition d’un plus grand nombre de tuiles à crochets ; autorise M. le maire à porter au budget supplémentaire de 1860, la somme de 304 f. 35 c. montant des travaux imprévus exécutés à l’église.

Le23 décembre 1860 – Vote d’une somme de 15 000 f. et demande d’une subvention de 25 000 f. sur les fonds du budget de l’État, pour l’agrandissement de l’église et la réédification du clocher.

[…]M. le maire donne lecture de la délibération prise par le conseil de fabrique de l’église paroissiale de Bidache, le 15 avril dernier, par laquelle ce conseil sollicite une subvention sur les fonds communaux pour la dépense d’agrandissement de l’église et la réédification du clocher.

Le conseil, vu ladite délibération ; vu les plans et devis dressés par M. Charles Besoin, architecte de l’arrondissement de Bayonne, présentant une dépense de 40 000 f.dont 24 896 f. pour l’agrandissement de l’église et 15 104 f.pour la tour et la flèche ; Vu le dernier compte et le dernier budget de la fabrique, produits à l’appui de sa demande.

Considérant que les faits exposés par le conseil de fabrique ne sont malheureusement que trop vrais ; que l’église à raison de son exiguïté, est loin de répondre aux besoins du culte ; que la voûte et la toiture sont non seulement d’une forme disgracieuse, mais que même, malgré les réparations qui y ont été exécutées à diverses reprises, elles sont loin de réunir la solidité nécessaire ; que la prudence exigera que ces réparations fort coûteuses, soient renouvelées presque annuellement pour éviter des catastrophes qu’elles n’ont fait que prévenir jusqu’à ce jour ;que le seul moyen de remédier à ce mal, d’une manière efficace, est de les réédifier.

Considérant qu’il est aussi nécessaire de terminer le clocher, d’ailleurs complètement délabré ; qu’il ne serait pas possible de le laisser subsister après l’agrandissement de l’église, car même actuellement il dégrade cet édifice, tandis qu’il devrait en être l’ornement.

Le conseil, après avoir mûrement délibéré sur la demande qui lui est faite, et vérifié l’état des recettes et des dépenses de la Fabrique, duquel il résulte qu’elle ne peut contribuer pour aucune quotité,à la dépense à faire ; considérant qu’il y a véritablement urgence et nécessité de procéder à l’agrandissement de l’église, et à la réédification de la voûte et du clocher.

Vu le budget et l’état de situation financière de la commune.

Considérant que l’administration municipale doit doter la commune de divers établissements indispensables,qu’elle n’a pas de Mairie, de prétoire pour la justice de paix convenable, de halle, de logement pour l’instituteur, de maison d’école pour les garçons, de maison pour servir au logement des sœurs de St André de la Croix, et à la tenue de l’école des filles qu’elles dirigent ; qu’incessamment il doit être établi des fontaines réclamées depuis longtemps par la population, que les plans et devis de la conduite d’eau ont été approuvés par l’autorité supérieure ; que l’abattoir situé contre toutes les règles de l’hygiène et des convenances, aux abords de l’église, dans un quartier fréquenté, tombe en ruines, et doit de toute nécessité, être reconstruit sur un autre emplacement.

Que par suite de l’agrandissement de l’église, il deviendra indispensable de dégager ses abords de quelques maisons, qui n’en sont séparées que par l’espace de deux mètres et qui masquent et obstruent complètement cet édifice.

Que les travaux d’amélioration et d’assainissement du forail [foiral] sont à terminer.

Que par suite de la vente des landes communales, tout un système de viabilité est à créer, pour en permettre l’exploitation qui est impossible dans l’état actuel.

Que même les nombreux chemins vicinaux de la commune sont presque tous dans un mauvais état ; que les communications entre les diverses sections sont devenues très difficiles et même à peu près impossibles dans certains quartiers ; que l’établissement et les réparations de ces divers chemins,nécessiteront la construction de plusieurs ponts, ponceaux et aqueducs.

Que l’exécution de ces divers travaux absorbera toutes les ressources de lacommune, qu’elles seront même loin d’y suffire.

Que,dès lors, il est impossible à la commune, de procéder avec ses seuls moyens, à l’agrandissement de l’église, et à la réédification de la toiture, de la voûte et du clocher.

Est d’avis : Qu’il y a urgence et nécessité de procéder à l’agrandissement de l’église et à la réédification de la toiture, de la voûte et du clocher.

Approuve lesdits plans et devis dressés par Mr. Charles Besoin architecte de l’arrondissement de Bayonne.

Vote une allocation de la somme de 15 000 f. à prélever sur les fonds à recouvrer sur le prix des landes communales qui ont été aliénées, à l’effet de pourvoir à la dépense dont il s’agit.

Etre connaissant l’insuffisance des ressources de la commune, et que la Fabrique ne peut contribuer pour aucune quotité, à cette dépense, supplie son Excellence Monsieur le Ministre des cultes, d’accorder sur les fonds du Budget de l’État,une subvention de 25 000 f. pour aider cette commune, dans les dits travaux de construction, prie instamment Monsieur le Préfet, d’accorder sa bienveillance et sa protection à cette demande, et de l’appuyer de tout son crédit, et invite Monsieur le Maire, à faire à cet effet, toutes les démarches nécessaires.

Fait et délibéré à Bidache, salle de la Mairie, le jour, mois et an susmentionnés.

Les membres présents ont signé.

Petrissans, Maisonnave, Bedora, Montestrucq, Beterette, Guinlat, Picot secrétaire, Lacour, Sallahart,Bagieu, Larroquette, Lapébie M(ai)re P(résiden)t

Le 6 octobre 1861 – Séance extraordinaire – Vote d’une somme de15 000 f., et demande d’une subvention de 33 810 f., surles fonds du Budget de l’État, pour l’agrandissement de l’église et la réédification du clocher de l’église

[…]M. le Maire donne lecture de la délibération prise par le Conseil de Fabrique de l’église paroissiale de Bidache, le 1er septembre dernier, par laquelle ce Conseil sollicite une subvention sur les fonds communaux pour la dépense d’agrandissement de l’église et la réédification du clocher.

Le Conseil, Vu les plans et devis dressés par M. Charles Besoin, architecte de l’arrondissement de Bayonne, présentant une dépense de 48 810 f.,dont 27 970 f. pour l’agrandissement de l’église, 17 540 f. pourla tour et la flèche et 3 300 f. pour la sacristie ; Vu ladite délibération ; Vu le dernier compte et le dernier budget de la Fabrique,produits à l’appui de sa demande ;

Considérant que les faits exposés par le Conseil de Fabrique ne sont malheureusement que trop vrais ; que l’église, en raison de son exiguïté, est loin de répondre aux besoins du culte ; que la voûte et la toiture sont non seulement d’une forme disgracieuse, mais que même, malgré les réparations qui y ont été exécutées à diverses reprises, elles sont loin de réunir la solidité nécessaire ; que la prudence exigera que ces réparations fort coûteuses,soient renouvelées presque annuellement, pour éviter des catastrophes qu’elles n’ont fait que prévenir jusqu’ici ; que le seul moyen de remédier à ce mal, d’une manière efficace, est de les réédifier ; considérant qu’il est aussi nécessaire de terminer le clocher, d’ailleurs complètement délabré ;qu’il ne serait pas possible de le laisser subsister après l’agrandissement de l’église, car même actuellement il dégrade cet édifice, tandis qu’il devrait en être l’ornement.

Le Conseil, après avoir mûrement délibéré sur la demande qui lui est faite et vérifié l’état des recettes et des dépenses de la Fabrique, duquel il résulte qu’elle ne peut contribuer, pour aucune quotité, à la dépense à faire ;considérant qu’il y a véritablement urgence et nécessité de procéder à l’agrandissement de l’église et à la réédification de la toiture, de la voûte et du clocher ;

Vu le budget et l’état de situation financière de la commune ; considérant que l’administration municipale doit doter la commune de divers établissements indispensables ; qu’elle n’a pas de Mairie, de Prétoire convenable pour la justice de paix, de halle, de logement pour l’instituteur (…)

Que l’abattoir, situé contre toutes les règles de l’hygiène et des convenances, aux abords de l’église, dans un quartier fréquenté, tombe en ruines, et doit de toute nécessité être reconstruit sur un autre emplacement ;

Que par suite de l’agrandissement de l’église, il deviendra indispensable de dégager ses abords, de quelques maisons qui n’en sont séparées par l’espace de deux mètres, et qui masquent et obstruent complètement cet édifice (…)

Que les travaux d’amélioration et d’assainissement du forail [foiral] sont à terminer ; que même, les nombreux chemins vicinaux de la commune, sont presque tous dans un mauvais état, que les communications entre les diverses sections sont devenues très difficiles, et même à peu près impossibles dans certains quartiers ; que l’établissement et les réparations de ces divers chemins nécessiteront la construction de plusieurs ponts, ponceaux et aqueducs ; que l’exécution de ces divers travaux, absorbera toutes les ressources de la commune ; qu’elles sont même loin d’y suffire ;

Que, dès lors, il est impossible à la commune,de procéder, avec ses seuls moyens, à l’agrandissement de l’église, et à la réédification de la toiture, de la voute et du clocher ;

Est d’avis, Qu’il y a urgence et nécessité de procéder à l’agrandissement de l’église, à la réédification de la toiture, de la voûte et du clocher ; approuve lesdits plans et devis dressés par M. Charles Besoin, architecte de l’arrondissement de Bayonne ;

Vote une allocation de la somme de 15 000 f. à prélever sur les fonds à recouvrer sur le prix des landes communales qui ont été aliénées, à l’effet de pourvoir à la dépense dont il s’agit ; et reconnaissant l’insuffisance de sressources de la commune, et que la Fabrique ne peut contribuer pour aucune quotité, à la dépense ;

Supplie son Excellence Monsieur le Ministre des Cultes d’accorder sur les fonds du budget de l’État, une subvention de 33 810 francs pour aider cette commune, dans les dits travaux de construction ; Prie instamment Monsieur le Préfet, d’accorder sa bienveillance et sa protection, à cette demande, et de l’appuyer de tout son crédit, et invite Monsieur le Maire, à faire, à cet effet, toutes les démarches nécessaires.

Le 29 juin 1862 – Séance extraordinaire – Legs divers faits en faveur des pauvres de Bidache, par Mme Jeanne-Emma Perret, née Dabbadie.[12]

[…]Le Conseil, vu le testament olographe de Mme Jeanne-Emma Dabbadie, épouse de M. Louis-Joseph-Joachim Perret, en date du 16 août 1856, enregistré à Bayonne le 20 août 1857, portant donation, en faveur des pauvres de Bidache, d’une somme de cinq cents francs, plus une somme de six cents francs à chacun des douze orphelins qui seront choisis par le Conseil Municipal ;enfin le restant du produit de la vente de ses biens, en faveur des familles nécessiteuses de cette commune ;

Vu la délibération du bureau de bienfaisance, du 25 de ce mois, qui accepte avec reconnaissance les divers legs institués par la dame Perret, en faveur des pauvres de Bidache ;

Est d’avis que la délibération du Bureau de bienfaisance sus-mentionnée, soit approuvée. Ainsi délibéré à Bidache, ledit jour, et les membres présents, après lecture faite, ont signé.

Daudignon, J Malhorte ( ?), Picot s(ecrétai)re, Maisonnave, Lapébie, Beterolle, Montestrucq, Larroquette (…)

Même séance – Legs fait par Mme Perret, pour l’embellissement des autels de l’église de Bidache.

Le Conseil, vu le testament olographe de la dame Jeanne-Emma Dabbadie épouse de M.Louis-Joseph-Joachim Perret, en date du 16 août 1856, enregistré à Bayonne le 20 août 1857, et contenant la disposition suivante : « Je désirerais aussi qu’il [M. Perret, son mari] donnât deux ou trois mille francs pour les embellisse[ments] du maître autel et surtout de l’autel de la très Ste Vierge. »

Vu la délibération en date du 25 de ce mois, par laquelle le Conseil de Fabrique de l’église St-Jacques de Bidache, déclare accepter cette disposition.

Vu une lettre de Monsieur le Sous-Préfet de Bayonne, en date du 21 mai dernier, relative à l’acceptation de ce legs ; considérant que le legs fait par Mme Perret pour l’embellissement des autels de l’église paroissiale de Bidache, profite en quelque sorte à la commune ; et que,dès lors, en raison de ce bénéfice, le Conseil municipal doit intervenir et se prononcer sur l’opportunité de l’acceptation ;

Déclare accepter, concurremment avec le Conseil de Fabrique, la libéralité dont il s’agit, et sollicite de l’autorité compétente l’autorisation d’en poursuivre la délivrance.

Ainsi délibéré à Bidache le jour sus-dit, et ont les membres présents signé, après lecture faite.

Desllahart,Montestrucq, Lapébie, Picot s(ecrétai)re, Daudignon, Maisonnave Marrinpouey, Beterelleq,Larroquette.

Le 8 novembre 1863 –Honoraires d’architecte. Vote de 730 francs.

M. le Maire donne lecture d’une lettre à lui adressée par laquelle M. Besoin,architecte de l’arrondissement de Bayonne, réclame les honoraires qui lui sont dus pour un projet d’agrandissement et de restauration de l’église de Bidache,projet établi depuis 1860, et dont l’exécution se prépare en ce moment. Il donne aussi communication du mémoire présenté par l’architecte, et s’élève à la somme de 730 francs.

Le Conseil, vu la réclamation de l’architecte et le mémoire de ses honoraires ; vu la proposition de son Président ; considérant que la demande de M. Besoin est fondée, et qu’il convient de lui payer l’indemnité à laquelle il a droit, pour le travail par lui exécuté en1860 ; considérant aussi que les plans et les devis du projet dont il s’agit, ont déjà été adoptés par le Conseil de fabrique, approuvés par l’autorité diocésaine et par le Conseil municipal ; et qu’ils vont être mis en exécution aussitôt que toutes les formalités auront été remplies, et les ressources nécessaires réalisées ;

Vote à titre de crédit additionnel au budget de l’exercice courant, une somme de sept cent trente francs, imputable sur les fonds libres de la caisse municipale, et destinée à payer les honoraires dus à M. Besoin par la Commune.

A la même date du 8 novembre 1863, le conseil municipal vote un emprunt communal de 50 000 francs :

M. le Maire propose au Conseil de délibérer sur une demande en autorisation d’emprunt à l’effet de subvenir à la dépense occasionnée par la construction d’une Halle et la restauration de l’église. Il fait ensuite connaitre au conseil les différents modes d’emprunt auxquels on peut recourir, et les avantages et les inconvénients que chacun peut présenter pour la commune ; les conditionsq u’il conviendrait d’assigner à l’emprunt suivant le mode adopté, et enfin, les moyens de remboursement en capital et intérêts que la commune peut y affecter.

(…)

Délibère :il y a lieu d’autoriser la commune de Bidache à emprunter directement au Crédit foncier de France, une somme de cinquante mille francs, remboursable en cinquante années, par annuités, à partir de 1865, au moyen des revenus ordinaires communaux, pour servir, partie à la construction d’une Halle, partie à la restauration de l’église.

M. le Maire donne lecture de la délibération prise par le Conseil de Fabrique de l’église paroissiale de Bidache, le 1er septembre 1861, par laquelle ce conseil sollicite une subvention sur les fonds communaux, pour la dépense d’agrandissement de l’église et la réédification du clocher.

Toujours en 1863, le conseil municipal demande dans les mêmes termes qu’en 1861 un secours pour l’agrandissement et la restauration de l’église tout en constatant l’impossibilité de lancer des travaux avec les seules ressources de la commune. De plus, le conseil : 

Vote une somme de trente mille francs, à prélever sur les fonds à recouvrer sur le prix des landes communales qui ont été aliénées, à l’effet de pourvoir à la dépense dont il s’agit ; et, reconnaissant l’insuffisance des ressources de la commune, et que la Fabrique ne peut contribuer, pour aucune quotité, à la dépense ; Supplie Sa Majesté l’Empereur et Son Excellence Monsieur le Ministre de la Justice et des cultes d’accorder une subvention de 18 810 francs pour aider cette commune dans les dits travaux de construction. Prie instamment Monsieur le Préfet d’accorder sa protection et son appui à cette demande, et de vouloir bien solliciter un don de la munificence de S. M., et une subvention de la bienveillance de son Gouvernement. Fait et délibéré à Bidache, les jour,mois et an susdits. (…).

À partir de 1864, la préoccupation principale du conseil municipal est dorénavant de construire une maison commune et une halle. Le 3 juillet 1864, était souscrit un « Bail à loyer d’un immeuble destiné à servir d’école et de mairie pendant la construction du nouveau bâtiment ».

Ce n’est qu’à la fin de son règne que Napoléon III accorda enfin une somme de10 000 francs pour l’église. Mais le destin allait à l’encontre du sanctuaire de Bidache car « cette somme ne peut pas recevoir immédiatement son emploi, attendu que les plans relatifs à la restauration de l’église et la construction du clocher ne sont pas encore définitivement adoptés et qu’il y a lieu de placer la somme de 10 000 francs en une rente de 3 % surl’État… »

Aprèsla chute de l’Empire, la municipalité de Bidache se préoccupa à nouveau de l’église lors de sa séance du 10 novembre 1872, mais l’architecte Charles Besoin était mort depuis un an :

M. le Maire donne lecture au Conseil d’un rapport sur l’agrandissement et reconstruction de l’église de la commune. Le Conseil, ouï le rapport de M. le Maire sur la reconstruction et agrandissement de l’église de la commune, et les pièces à l’appui ; après un examen des divers avant-projets, la constatation des ressources communales et une discussion approfondie ;considérant que le premier avant-projet, montant à 110 000 f., et le deuxième avant-projet, montant à 74 000 f., réclament pour leur exécution des sacrifices en dehors des ressources de la commune, qui, pour leur réalisation serait dans la nécessité, soit de solliciter de l’État une subvention de 80 000 f. ou de 44 000 f., soit de recourir à des centimes additionnels ; considérant que les travaux du troisième avant-projet, montant à 50 000 f., peuvent se subdiviser en deux groupes, à savoir : la nef et les collatéraux, d’une part ; le porche et le clocher, d’autre part, dont l’exécution simultanée n’est pas nécessaire ; considérant que la restauration du chœur et du sanctuaire et la création d’une nouvelle sacristie ne sont pas urgents, et que les projets peuvent en être ajournés à des temps plus heureux ;

Délibère :approuver le projet d’agrandissement de l’église et de construction d’un clocher, dénommés troisième avant-projet, dont les dépenses sont évaluées à 50 000 f. ;

Décide :l’exécution immédiate de la nef et des collatéraux, dont la dépense est évaluée à 30 000 f., et ajourne l’exécution du nouveau porche et du clocher,dont les dépenses prévues s’élèvent à 20 000 f. ; vote un emprunt de 30 000 f. à couvrir au moyen des rentrées du prix des landes vendues par la commune.

Fait et délibéré à Bidache, les jour, mois et an que dessus.

Ainsi,sur les trois avant-projets présentés, celui qui est adopté consiste à reconstruire l’église par parties : la nef et les collatéraux, puis le porche et le clocher. Il semble que l’abside et le chœur de l’ancien édifice soient sinon intégralement conservés, du moins peu transformés.

Le projet est également adopté en 1876 par le conseil départemental des bâtiments civils et la municipalité fait un emprunt de 20 000 francs pour faire face au devis de 30 000 francs présenté par l’entrepreneur Bouheben.Or, en avril 1878, les travaux étant bien avancés, le conseil municipal constate que l’entrepreneur n’a pas respecté les accords qui l’obligeaient à utiliser des matériaux neufs. Bouheben a réutilisé abondamment l’ancien dallage enlevé de la nef ainsi que la pierre provenant de l’ancienne construction et des murs des deux cimetières qui entouraient l’église. Le procès qui s’ouvre dure jusqu’en 1882 et déboute Bouheben. Il faut choisir un architecte et se succèdent Bertrand, architecte à Bayonne, puis Sanguinet, architecte à Dax et enfin Doyère, architecte du département. Le temps passe, la commune est obligée d’emprunter 22 000 francs pour terminer les travaux. En avril 1889,l’église est à peine achevée.[13]

ANALYSE ARCHITECTURALE

La dimension en plan de la vieille église se découvre sur le cadastre dit« napoléonien » relevé dans les années 1820 par le géomètre Glandinec.

Fig.3. Cadastre de Bidache par Glandinec.

On y voit le cimetière primitif entourant le bâtiment sauf à l’ouest. En lui superposant le cadastre des années 1970, comme l’a réalisé Jean-Pierre Brisset (Fig. 5),nous constatons une même longueur de l’édifice, depuis le chevet jusqu’au porche. Seule la largeur de l’église a changé puisque l’ancienne nef unique a été augmentée de deux collatéraux. Le vieux monument était en forme de croix latine bien marquée. Les bras de l’ancien transept ont été absorbés par les collatéraux qui ont aussi modifié l’ancienne abside qui a perdu la moitié de sa longueur au profit de la nouvelle nef augmentée des collatéraux.

Fig.4. Cadastre de Bidache en 1970

Fig.5. Juxtaposition des deux cadastres

Malheureusement nous n’avons pas retrouvé le descriptif architectural de l’église qu’avait projetée Charles Besoin. D’après le seul plan conservé de l’architecte, il ne modifiait pas l’abside de l’édifice d’Ancien Régime (en gris sur le plan). Il entourait simplement le chevet d’un bâtiment bas (en rose) destiné à la sacristie.

Fig.6. Plan de l’église de Bidache en 1860, projet à l’encre sur calque de Charles Besoin. Musée Basque et de l’histoire de Bayonne, inv. 2019.0.2.29

Fig.7. Façade occidentale de l’église de Bidache en 1860, projet à l’encre surcalque de Charles Besoin. Musée Basque et de l’histoire de Bayonne, inv. 2019.0.2.27

Le plan montre l’utilisation des murs ouest, nord et sud, sauvegardés du vieux transept (en gris) pour y appuyer une nef à trois travées, élargie de deux collatéraux (en rose), créant un espace carré. Dans ce premier projet, l’architecte semble avoir gardé l’ancien porche baroque (en gris) construit parle maréchal Antoine III de Gramont. Soit le « porche au-devant composé de quatre colonnes unies écrasé et d’assez mauvais goût »décrit par Galart en 1810.

Cependant, ce premier plan a évolué car les deux dessins de Besoin illustrant l’élévation de la nouvelle façade occidentale projetée (Fig. 2 et 7) montrent un porche surmonté d’un clocher avec flèche typique du XIXe siècle. La porte d’entrée,relativement monumentale, est entourée de deux niches abritant chacune unestatue de saint en pied (St Pierre et St Paul ?). Le portail est lui-même accosté de deux pilastres surmontés d’un entablement et d’un fronton en partie courbe contenant un médaillon avec le buste sculpté d’un saint patron (StJacques ?).

Plus curieux est le dessin de la façade latérale méridionale de l’église, avec en plus les coupes de l’abside et de la triple nef.

Fig.8. Façade latérale méridionale et deux coupes de l’église de Bidache en 1860, projet à l’encre sur calque de Charles Besoin. Musée Basque et de l’histoire de Bayonne, inv. 2019.0.2.28

La coupe en gris de l’arc ouvrant sur l’abside suggère que l’architecte n’y touche pas et garde une voûte qui fait songer à l’art roman. Il figure les quatre marches menant au sanctuaire.
A l’époque, comme aujourd’hui encore, en descellant les marches centrales de l’escalier, on découvre l’entrée de la crypte primitive, voûtée en berceau, où sont réunis les ossements récupérés des sépultures violées sous la Révolution.[14] La coupe en rose sur l’agrandissement de la nef montre une partie centrale nettement plus haute que les deux collatéraux, ce qu’illustre aussi les hauteurs de toiture dans l’élévation latérale. Autre aspect, bien dans l’époque industrielle, la représentation au revers de l’entrée d’une tribune en fonte sur deux niveaux avec des poteaux métalliques.

Après la mort de Besoin, l’architecte diocésain Émile Doyère reprit le premier projet en agrandissant les collatéraux et en créant un clocher porche plus monumental mais sans décor de statues ou de sculptures. Son premier projet, daté de 1876, fut modifié en 1878, puis continué en 1890 par son successeur l’architecte Bertrand.Mais il semble que le chevet de l’église de Bidache ne fut pas véritablement modifié et que son volume, sinon son architecture tenue par des contreforts,rappelle toujours l’édifice d’origine.

Fig.9. Chevet de l’église de Bidache vers 1900, carte postale.


[1] D. Labau, « La collégiale Saint-Jacques de Bidache », dans Pyrénées, n° 209-210, Pau, 1976, p. 35 et s. ;Jean-Pierre Brisset, Église(s) à Bidache, éd. J.-P. Brisset, 2009, p.1-83 et « Histoire de l’église de Bidache », dans Quand des Bidachots racontent… Bidache, éd. Bidache Culture, 2010, p.79-90. C’est le cartulaire de la cathédrale de Dax qui, le premier mentionne une église à Bidache en 1160. Dès1515, une charte fait mention d’un collège de quatre chapelains en l’église de Bidache. Une bulle pontificale de 1537 promulgue la création d’une collégiale qui comporte douze chanoines. Pour donner plus de lustre à la collégiale, Claire de Gramont obtient en 1541 une très précieuse relique de St Jacques « un long ossement du corps de Monsieur Saint Jacques » pour la faire« enchâsser et vénérer en son église collégiale de Vidachen ». La renommée de Bidache s’étendait alors suffisamment loin pour que de nombreux pèlerins de Saint Jacques viennent rendre leur dévotion au Saint patron de l’église. C’est dans le cadre de cette collégiale que Saint Vincent de Paul reçut les ordres mineurs en 1596.


[2] J. Robert, op. cit.,1984, p. 199-200 ; Jean-Pierre Brisset, op. cit., 2009, p. 91-95 et op. cit., 2010, p. 90-94.


[3] De nombreux dessins d’architecture de Charles Besoin conservés au Musée Basque et de l’histoire de Bayonne sont encore inédits. J’ai publié les premiers d’entre eux concernant Bayonne dans mon article « Développement urbain de Bayonne au temps de Léon Bonnat », Bulletin du Musée Basque, n° 192, 2019, p. 5-42.


[4] J Robert, « Architectes et maçons du château de Bidache au XVIIe siècle », dans Bulletin de la Société de Borda, 1970, tiré à part p. 12.


[5] O. Ribeton, « Quelques documents sur Bidache pendant la Révolution (1793-1794) » dans Amis des Archives, documents pour servir à l’histoire du département des Pyrénées Atlantiques, 1989, n° 9, p. 157-164.


[6] J. Robert, op. cit., 1984,p. 199-200.


[7] Justin Cenac-Moncaut, Histoire des peuples et des états pyrénéens, Paris, 1960, p. 377.


[8] Paul Perret, Les Pyrénées françaises, Oudin, Paris-Poitiers, 1881-1884, tome 2 Le Pays Basque et la Basse-Navarre, p. 214.


[9] Louis Mamert-Noël Perret(1752-1836), rebaptisé Agricole sous la Révolution. Voir : Frédéric Bidouze,« Louis Perret, fossoyeur du particularisme bidachot à la Fête de la Fédération », dans Espaces nationaux et identités régionales, mélanges offerts à Christian Desplat, Gascogne, Orthez, 2004, p. 87-111.


[10] Tiré de la « Notice manuscrite sur les châteaux de Gramont, Bidache, Guiche et Came, suite à la demande du gouvernement vers 1810 qui voulait avoir des notions sur les châteaux du Royaume, les évènements mémorables qui s’y étaient passés, ou singuliers, les personnages illustres qui les avaient habités, leur architecture, etc. » ; cette copie de la notice  fut envoyée au duc de Gramont, avec une lettre de Galart datée de Bayonne le 19 juillet 1817, Archives de la Maison de Gramont, B 9, pièce 1.


[11]Mariage n° 81, Arch. Bayonne 1862, AD64.


[12] Née à Bardos le 18 août1800, fille d’Antoine Dabbadie et de Gracy Sartuque, Jeanne-Emma épousa le 12 février1833 à Bidache, Joachim Louis Joseph Perret (1806-1879), docteur en médecine,fils de Louis Perret. Elle lui donna deux filles, Aricie et Clarisse, mortes du choléra à Biarritz en 1855. Elle-même mourut le 26 juillet 1857.


[13] J. Robert, Des travaux et des jours en piémont pyrénéen, Bidache, éd. J.-P. Gyss, 1984, p. 200.


[14] De même y sont conservés, par volonté testamentaire, les cercueils des premiers émigrés inhumés sous la Restauration : la duchesse de Gramont née Aglaé de Polignac (1768-1803), morte en exil à Édimbourg (son cercueil fut transporté de Grande-Bretagne à Bidache en 1825), et son mari le duc Antoine VIII (1755-1836). Ensuite, la crypte fut la dernière demeure du pilote de chasse Sanche de Gramont (1888-1918), puis des ducs Antoine XIII (1907-1995) et Antoine XIV (1951-2014).